Secrétariat d'État à la Marine - Correspondance à l'arrivée d'Extrême-Orient (1658-1863)

Cote de référenceFR ANOM COL C1
Référence Internetark:/61561/br783bxzm
Description matérielle 27 articles (registres), 1,5 m.l.
OrigineSecrétariat d'État à la Marine
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29, chemin du moulin de Testa, 13090 AIX-EN-PROVENCE, FRANCE
Langue des unités documentairesfrançais

Les termes contenus dans les analyses de cet inventaire correspondent aux termes utilisés au XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles par les rédacteurs des documents.

La sous-série C1 présentée dans cet inventaire conserve les principaux documents officiels sur la politique et le commerce français en Cochinchine  , Chine, Pégou   et Siam  , du milieu du XVIIe siècle jusqu'au début du XIXe siècle. Démembrés des archives des compagnies des Indes et du ministère de la Marine et des Colonies, ils ont été réunis et reliés en recueils factices méthodiques et chronologiques.

Les Français arrivent tardivement en Extrême-Orient, à l'instigation de prêtres missionnaires partis évangéliser le Siam et la Chine. Une première compagnie de la Chine   est constituée en 1660 «pour la propagation de la foi et l'établissement du commerce dans l'empire de la Chine et les royaumes du Tonkin et de la Cochinchine» , mais en conflit avec la compagnie de la Mer du Sud   et les armateurs malouins, elle n'use guère de son privilège et est absorbée en 1664 par la première compagnie des Indes, qui se voit attribuer le monopole de l'armement vers l'Asie.

Les tentatives d'évangélisation sont menées sous le couvert des opérations commerciales de la compagnie, dès 1669 au Tonkin et de 1685 à 1688 au Siam, au cours de deux ambassades accompagnées par un corps expéditionnaire envoyé à la demande du premier ministre, Constance Phaulkon  .

Le Siam constitue en effet une ouverture vers la Chine où les mathématiciens jésuites sont bien accueillis, et qui accepte enfin de recevoir quelques-uns des navires français : l'Amphitrite sera le premier, en 1698. C'est autour de ce fructueux commerce de Canton, basé principalement sur le trafic de l'or, sur l'achat des thés, soies, papiers peints, meubles, rhubarbe, porcelaine et plante médicinale dite « ginseng » que sera axée la politique française en Extrême-Orient. Les projets ou essais d'installation à Poulo-Condor ou en Cochinchine seront surtout étudiés en fonction de la Chine, soit pour en faciliter l'accès, soit pour y trouver de manière indirecte les produits que les puissants marchands de Canton ou les autorités chinoises ne livrent parfois qu'avec difficulté. Ce n'est qu'à de rares moments que la Cochinchine paraîtra pouvoir présenter en elle-même un intérêt commercial autre que celui d'opérations restreintes d' «Inde en Inde », à partir de Pondichéry : encore insuffisamment organisé, le pays ne se prêtait pas au plan conçu à Paris en 1748 d'inclure ce royaume dans le commerce d'Europe. Quant au Pégou, plus proche de l'Inde, riche en bois de construction de navires et donc fréquemment visité par les vaisseaux de la Compagnie, il avait sa place dans le cadre d'un commerce à caractère local.

Voir Taillemite (Étienne), Les archives et les archivistes de la marine des origines à 1870, 1969

La sous-série est constituée par la correspondance en provenance d'Extrême-Orient (quelques mentions relatives au Japon, à la Malaisie, aux îles Philippines, Formose, Moluques et de la Sonde sont à signaler) reçue par le secrétariat d'État à la Marine, augmentée de documents divers : instructions, mémoires sur les sujets les plus variés, ordonnances, documents financiers et économiques, statistiques commerciales etc.

Elle présente un intérêt tout particulier pour l'étude de l'expansion coloniale française et européenne en Asie, mais également pour l'histoire du grand commerce maritime et celle de l'implantation du christianisme dans cette partie du monde.

Le fonds est communicable sous forme de microfilm.

Ferry de (Ferréol), La série d'Extrême-Orient du fonds des archives coloniales conservé aux Archives nationales (registres C1 1 à C1 27) par Ferréol de Ferry, 1958, 212 p.

L'introduction de Ferréol de Ferry a été adaptée à la mise en ligne.

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  • Marine ; personnel ; dossiers individuels (Sous-série C7, 1601-1800)

Ministère des Affaires étrangères

Missions étrangères de Paris

Ministère de la Défense

Haudrère (Philippe), La compagnie française des Indes au XVIIIesiècle, 2005

Kaeppelin (Paul), Les origines de l'Inde française. La Compagnie des Indes orientales et François Martin, étude sur l'histoire du commerce et des établissements français dans l'Inde sous Louis XIV (1664-1719), 1908

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2015-01-07

Archives
Inventaire établi par Ferréol de Ferry, conservateur, révisé et complété par les Archives nationales d'outre-mer
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