Archives privées. Compagnie maritime auxiliaire d’outre-mer (1913/1980)

Cote de référenceFR ANOM 31 APOM 1 à 66
Référence Internetark:/61561/cs611vqz
Description matérielle66 articles
Langue des unités documentairesfrançais
Organisme responsable de l’accès intellectuelArchives nationales d'outre-mer
29 chemin du moulin de Testa, 13090 AIX EN PROVENCE

Don de la Compagnie maritime auxiliaire d'outre-mer le 12 novembre 1984

La Compagnie maritime auxiliaire d'outre-mer (CMAO), fondée à Djibouti en 1961, résulte de la fusion de trois anciennes sociétés appartenant au même groupe financier, créées respectivement à Djibouti, Diego-Suarez et Majunga : la Compagnie maritime de l'Afrique orientale (CMAO) en 1919, la Compagnie maritime de l'Afrique orientale (Diego-Suarez) dite CMAO (D-S) en 1921 et la Compagnie maritime de Majunga (CMDM) en 1927. La nouvelle compagnie devait permettre notamment de réaménager le port de Majunga afin de le protéger de l'ensablement.

La CMAO, la CMAO (D-S) et la CMDM avaient pour objet les activités auxiliaires de l'armement, à Djibouti et à Madagascar : le batelage, l'acconage, le remorquage, le cabotage, le magasinage, la manutention, le stockage et la fourniture de combustible et d'eau douce, etc.

Leur activité se confondait avec celle des ports dont elles assuraient l'exploitation technique, notamment à Djibouti, Majunga, Diego-Suarez et Nossi-Bé, pour le compte et comme filiales des principales maisons d'armement longs-courriers et, d'une façon plus générale, au profit des intérêts maritimes et coloniaux de la région.  

Le principal actionnaire des deux premières sociétés était la Compagnie des Messageries maritimes, compagnie qui tenait à ferme les lignes subventionnées par l'Etat français pour le service postal et les messageries en Méditerranée, Extrême-Orient, Afrique orientale, etc... Cette compagnie était également le principal actionnaire de la Compagnie maritime de Majunga, conjointement avec la Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur.

La Compagnie maritime de Majunga, la plus importante du groupe, illustre bien le rôle joué par les grandes compagnies dans le contexte colonial, où elles se substituent aux pouvoirs publics dans des travaux d'intérêt général. Fondée pour réorganiser le batelage de la côte ouest de Madagascar, elle reprit en location les installations d'une société locale menacée de faillite, la Compagnie de batelage de la côte Ouest de Madagascar (CBCO) fondée en 1899 par Jacques Orsoni, propriétaire de l'essentiel des entrepôts, quais et équipements du port de Majunga.

Après la nationalisation d'une grande partie de ses installations et de ses navires à Madagascar et en Ethiopie, la CMAO a poursuivi ses activités, notamment la gestion administrative et technique de l'ensemble du groupe. Elle a disparu en 2009.

Hormis ce qui concerne la CBCO, la majeure partie des documents conservés, dossiers et procès-verbaux des réunions d'assemblées générales et de conseils d'administration, sont postérieurs à la seconde guerre mondiale. On ne trouve que très peu de comptabilité et de correspondance commerciale ou financière. Toutefois, les dossiers des réunions d'information, tenues régulièrement de 1951 à 1961, à l'intention des cadres dirigeants et administrateurs, fournissent des renseignements sur l'activité de la CMAO et de la CMDM grâce aux situations de trésorerie, aux états des placements, aux statistiques de trafic et aux résultats mensuels d'exploitation.

De la Compagnie maritime auxiliaire d'outre-mer nous sont parvenus les dossiers relatifs à la fusion de 1961, ceux des assemblées et du conseil de 1961 à 1971, la comptabilité générale de 1970 à 1979 et la copie de lettres de 1960 à 1979. L'activité des filiales de la CMAO (Société charbonnière de l'Océan indien, Compagnie malgache de cabotage, Compagnie malgache de manutention et Société de manutention de Djibouti) est essentiellement représentée par des dossiers financiers et par ceux des assemblées générales et du conseil d'administration  . On trouvera également quelques dossiers concernant la gestion du personnel (administratifs et inscrits maritimes) et les immeubles.

Ces documents présentent un témoignage intéressant sur le devenir d'une entreprise outre-mer dans le contexte de la décolonisation.

Sur autorisation

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2012-06-14

Archives
Répertoire établi par Pascal ETIENNE, archiviste, révisé et complété par Anne-Isabelle VIDAL, chargée d'études documentaires
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