Service de presse et d’information. (1929-1964)

Cote de référenceFR ANOM 81 F 244-FR ANOM 81 F 591
Référence Internetark:/61561/dy768ifbp

La fonction de l’information était relativement peu développée au sein de la direction des affaires d’Algérie, même si le bureau des affaires politiques avait des fonctions de contrôle de la presse et si la direction elle-même était destinataire de bulletins de presse et de renseignement émanant de diverses administrations. Le Gouvernement général de l’Algérie disposait de deux organismes chargés de le représenter à Paris : l’Office administratif de l’Algérie et l’Office algérien d’action économique et touristique (OFALAC). À ce dernier était rattaché un organe spécialisé dans le domaine de l’information, le service algérien d’information et de presse, dont Gabriel Audisio avait été nommé directeur par un arrêté du 15 avril 1945. Cet organe fut rattaché à l’Office administratif du Gouvernement général de l’Algérie à Paris, lorsque Gabriel Audisio fut nommé sous-directeur de cet office, par un arrêté du 21 janvier 1947. Le service algérien de presse et d’information réalisait une revue quotidienne de la presse parisienne pour le Gouverneur général, se chargeait de la diffusion des documents produits par le service de l’information d’Alger et s’occupait de relations publiques et de l’organisation de manifestations diverses. En 1950, le Gouvernement général de l’Algérie décidait de confier à son office parisien des copies des films conservés par son service cinéma, créé en 1947. Une section cinéma fut donc rattachée au service algérien d’information et de presse. Ses missions étaient le prêt de copies de films et les relations avec le milieu du cinéma en France.
Toutefois, au fil du développement de la guerre d’Algérie, le caractère stratégique de l’information devient de plus en plus clair pour les services chargés des affaires algériennes. L’administration centrale souhaite alors non seulement être tenue informée de l’évolution de l’opinion publique, mais aussi se doter de moyens propres à l’influencer. Par l’arrêté du 28 juin 1958, l’Office administratif de l’Algérie est rattaché au secrétariat général auprès du Premier ministre pour les affaires algériennes. Progressivement, les services de l’Office sont incorporés aux services du secrétariat général. En 1959, le service de l’information, rattaché au cabinet du secrétaire général et placé sous l’autorité d’Henri de la Bastide, conseiller technique, se compose du personnel de l’ancien service algérien d’information et de presse. Sous une autre tutelle, ce personnel exerce sensiblement les mêmes fonctions qu’auparavant. Il vient toutefois s’y agréger un service de presse, dont les membres ont pour mission essentielle de rédiger des articles sur l’Algérie et de les faire passer dans les journaux français et étrangers. Gabriel Audisio est devenu, quant à lui, le conseiller culturel du secrétaire général pour les affaires algériennes. En 1961, l’organisation du ministère d’État place Philippe Thibaud, ancien chargé de mission au cabinet civil du délégué général du gouvernement en Algérie venu des Affaires étrangères, à la tête du service de presse et d’information. Son adjoint est René Grinda. M. Meyer reste le responsable de la section cinéma. Le service d’information et de presse survit dans le secrétariat d’État chargé des affaires algériennes, créé en novembre 1962 : Philippe Thibaud est alors chargé du bureau de l’information, au sein du service des affaires générales.

La constitution du service de l’information, par rattachement du service de l’Office administratif au secrétariat général pour les affaires algériennes, explique probablement qu’une partie du présent sous-fonds est composée de dossiers provenant du service algérien d’information et de presse. Pour faciliter la compréhension du fonds, nous avons distingué les dossiers provenant du service algérien d’information et de presse (81F244-294) de ceux du service d’information rattaché au secrétariat général pour les affaires algériennes, devenu le service de presse et d’information du ministère d’État (81F295-538). Nous avons laissé les dossiers de la section cinéma à part, car, en l’absence totale de solution de continuité, il était impossible d’y opérer une coupure (81F 539-592).

Les copies de films gérées par ce service ont été versées en même temps que les documents sur papier aux Archives nationales. Elles sont conservées aux Archives nationales d’outre-mer.  

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2015-03-12

Archives
Répertoire établi par Agnès GOUDAIL, conservateur et Hélène TAILLEMITE, chargée d’études documentaires et complété par Daniel HICK, conservateur en chef
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