Cinquième mission de Brazza (1904/1905)

Cote de référenceFR ANOM 16 PA V/1 à 5
Référence Internetark:/61561/ez305upnwb

La mise en exploitation de la colonie du Congo est un échec. Depuis 1899, quarante sociétés concessionnaires se partagent le territoire en échange du paiement d'une redevance annuelle à l'Etat. En 1902, le gouvernement décide de créer au Congo un impôt de capitation dont la perception est confiée aux tirailleurs, miliciens et même agents des sociétés concessionnaires. Une des méthodes employées pour obtenir le paiement de l'impôt est celle des otages. En mai 1904, c'est l'affaire des femmes de Bangui : le chef de poste Culard enferme dans un local sans aération 58 femmes et 10 enfants ; 45 femmes et 2 enfants trouvent la mort. L'affaire n'est pas ébruitée et n'a donc pas de suite. Mais d'autres exactions commises par des agents français, notamment l'exécution, en juillet 1903, d'un guide par le commis des affaires indigènes Gaud et l'administrateur de Fort-Crampel Toqué dans des conditions très cruelles sont dévoilées dans la presse le 15 février 1905. C'est dans ce contexte que le gouvernement français décide d'envoyer Brazza au Congo où son nom est synonyme d'impartialité. Il doit mener une enquête approfondie sur la situation des territoires. Avec les membres de sa mission, ils arrivent à Brazzaville le 16 mai. Durant quatre mois, Brazza va parcourir le Gabon, le Congo, l'Oubangui. Il va recueillir des témoignages et faire un état des lieux. Il confie avant sa mort à l'inspecteur des colonies Hoarau-Desruisseaux le mandat de transmettre les résultats de l'enquête.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2014-11-05

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Répertoire établi par Fanny REBOUL, conservateur stagiaire du patrimoine, sous la direction d'Isabelle DION, conservateur en chef
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