Autres préfectures d'Algérie. Préfecture de Médéa, dite aussi du Titteri (1935-1962)

Cote de référenceFR ANOM 9120/1-128
Référence Internetark:/61561/hv914jdo
Description matérielle 20 mètres linéaires
OrigineVersement de la préfecture de Médéa
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29 chemin du Moulin de Testa, 13090 Aix-en-Provence
Langue des unités documentairesfrançais

La préfecture de Médéa fut créée par le décret du 28 juin 1956 à partir de l'arrondissement préexistant de Médéa.

Le premier préfet, Albert Bonhomme, fut nommé le 23 novembre 1956. Originaire du Cantal, après des études de droit et au Centre des hautes études d'administration musulmane, prisonnier de guerre évadé, il avait été sous-préfet de Tiaret et de Tlemcen. Il resta préfet de Médéa jusqu'en juin 1958 quand s'ouvre la période des généraux exerçant les pouvoirs civils à la place des préfets, puis poursuivit sa carrière comme préfet de l'Aveyron.

Son successeur, le dernier préfet de Médéa, Guy Cayssial, n'avait exercé qu'en métropole avant d'être nommé à Médéa, le 10 mars 1960. Il resta en poste jusqu'en juin 1962.

La préfecture s'appelle toujours préfecture de Médéa dans le décret du 20 mai 1957 qui modifie les limites départementales et crée des arrondissements en Algérie, mais le nom de préfecture du Titteri apparaît en en-tête de documents officiels dès juillet 1957.

Le département était divisé, du moins à partir du décret du 20 mai 1957, en 6 arrondissements : Aumale, Boghari, Bou Saada, Médéa, Paul-Cazelles et Tablat.

Par le décret du 17 mars 1958, les arrondissements de Tablat, Aumale et Bou Saada furent distraits du département de Médéa pour être rattachés à celui d'Aumale créé à cette occasion. Toutefois, ce dernier ne fonctionnait toujours pas en 1959  : des documents datés de 1961 provenant des arrondissements de Tablat, Aumale, Bou Saada (et jusqu'en 1959 de l'arrondissement des Ouled Djellal, rattaché lui aussi théoriquement au département d'Aumale) sont présents dans le fonds.

En revanche, le nouvel arrondissement de Djelfa rejoignit le département de Médéa à la faveur de ce décret du 17 mars 1958.

La population du département en 1961 s'élevait à 631.000 personnes.

Par rapport à d'autres fonds de préfectures algériennes, le fonds dont il est rendu compte ici est particulièrement riche sur trois sujets. Tout d'abord les prisons de son ressort géographique - essentiellement la maison centrale de Berrouaghia, avec sa vie quotidienne - , ensuite les interdits de séjour, qui disposent de dossiers individuels ; enfin, notons la présence peu habituelle d'un fichier des notables du département.

De façon plus classique, le présent fonds contient les rapports du cabinet du préfet sur la situation générale, qui étaient adressés chaque mois à Alger, et des dossiers fournis sur la guerre d'Algérie, en particulier sur les ralliements de rebelles à la France, sur les camps et centres d'assignation à résidence (avec la collection des arrêtés d'assignation à résidence), et sur le rôle des chefs de SAS (sections administratives spécialisées).

Comme toujours, ce fonds de préfecture est incomplet. Ainsi les rapports du préfet cités ci-dessus s'arrêtent dès avril 1958. Le chrono du courrier départ ne couvre que la période d'octobre 1958 à août 1959.

Toutefois des séries assez conséquentes de rapports sont présentes : rapports journaliers des commissariats de police (1957-1960), rapports mensuels des sous-préfets (1957-1960), et rapports mensuels des SAS (1957-1961). Ces rapports permettent une bonne analyse de la vie quotidienne et de l'atmosphère politique.

Les dossiers sur le référendum de 1958 et sur les étrangers présents dans le département offrent également de l'intérêt : propagande, organisation du scrutin et résultats. Pour les étrangers, il s'agit surtout de statistiques par nationalité et par arrondissement.

Si la collection des procès-verbaux de gendarmerie existe dans ce fonds, les rapports du service départemental des Renseignements généraux sont quant à eux présents en petit nombre.

On trouvera enfin deux monographies de l'état du département réalisées en 1957 par l'armée.

La préfecture ayant existé de 1956 à 1962, la période couverte est essentiellement 1955 à 1961, bien que certains dossiers continuent jusqu'en 1962 (guerre d'Algérie et par ailleurs distinctions honorifiques), et que des pièces remontant à 1935 - surtout sur les agents du culte musulman - figurent dans les dossiers nominatifs qui étaient tenus sur les notables.

Les procès-verbaux de gendarmerie, ainsi que les dossiers d'interdits de séjour, qui concernent des affaires portées devant les juridictions, ne sont communicables qu'après un délai de 75 ans, conformément au Code du patrimoine.

Préfecture d'Alger

Sous-préfectures d'Algérie

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DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2015-06-04

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Répertoire établi par Isabelle CHIAVASSA, conservateur en chef
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