Union coloniale française (1863/1959)

Cote de référenceFR ANOM 100 APOM 1-719
Référence Internetark:/61561/jb523g8x

L'Union coloniale fut officiellement créée en 1893 sous l'impulsion de commerçants marseillais et bordelais préoccupés par l'avenir de leurs établissements commerciaux installés sur les côtes de l'Afrique de l'Ouest.

Une assemblée préparatoire eut lieu le 7 juin 1893 à Paris au siège du Comptoir national d'escompte lors de laquelle l'association fut d'abord dénommée Union générale des intérêts coloniaux. Le 7 juillet, la jeune association prit définitivement le titre d'Union coloniale française. Son but était double : par son autorité et ses compétences, peser sur les pouvoirs publics ; par ses initiatives officielles, éduquer l'opinion publique.

Envisagée dès 1938 pour des raisons financières et d'efficacité, la fusion des trois associations coloniales les plus représentatives allait devenir la condition de leur survie. En 1940, l'Union coloniale devenait une association à caractère non professionnel dont seule était autorisée à subsister la fonction documentaire que les dossiers accumulés depuis des années et sa vaste bibliothèque lui permettaient de jouer. Un lent et difficile travail de négociations et de démarches administratives aboutit en 1943 à la promulgation d'un décret entérinant la dissolution du Comité de l'Indochine et de l'Institut colonial français ; le même décret approuvait la création du Comité de l'Empire français, nouvelle appellation de l'Union coloniale.

En 1948, le titre de Comité de l'Empire français fut abandonné au profit de celui « Comité central de la France d'Outre-mer » (CCFOM). L'accession des territoires d'outre mer à l'indépendance et la disparition du ministère de la France d'outre-mer nécessitaient la recherche de nouvelles relations à établir avec les pays ayant constitué l'Union française. La notion de relations publiques allait désormais s'imposer, de nouveaux interlocuteurs apparaissaient que le comité se devait d'accueillir.

Au début de 1968, le CCFOM disparaissait définitivement et devenait Comité central du rayonnement français.

Premier responsable du fonctionnement et du rayonnement de l'Union, Joseph Chailley-Bert créa et dirigea la publication de La Quinzaine coloniale. Cette revue, organe officiel de l'Union, s'imposa en métropole et aux colonies comme une valeur de référence.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2012-01-06

Archives
Répertoire établi par Jacques DION, chargé d'études documentaires, sous la direction d'Elisabeth RABUT, conservateur général du patrimoine, complété par les Archives nationales d'outre-mer
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