Institut colonial français (1920/1943)

Cote de référenceFR ANOM 100 APOM 820-849
Référence Internetark:/61561/jb523kedfmt

L'assemblée constitutive de l'Institut colonial français eut lieu le 4 novembre 1920, à Paris, sur l'initiative d'Alcide Delmont, avocat d'origine martiniquaise, député de la Martinique de 1924 à 1936, sous-secrétaire d'État aux Colonies en 1929 et 1930. Il souhaitait que l'Institut devînt « un organisme de propagande, de vulgarisation, tel que par son action il arrive à diriger vers les colonies les forces vives de la Nation, non point les hommes ... mais les idées, les capitaux et les spécialistes ».

L'Institut fut reconnu d'utilité publique par décret du 13 février 1926 et installa ses locaux en 1930 au 98 bis boulevard Haussman. Son premier président fut le député et homme d'affaires Charles Bourlon de Rouvre, décédé en 1924. L'amiral Lacaze lui succéda et occupa cette fonction jusqu'en 1942.

L'Institut suscita la création de différents comités et groupes de défense, notamment des rhums et sucres et des fruits coloniaux, qui fonctionnaient de manière assez autonome et tentèrent de s'imposer comme syndicats professionnels. Mais son organe essentiel fut son comité de direction qui décidait des prises de position officielles de l'Institut et supervisait les travaux et les initiatives des différents comités. L'Institut n'eut qu'un directeur, un avocat, Jean-Laurent Gheerbrandt, qui occupa ce poste de 1921 à 1942, et un secrétaire général, Delmont lui-même.

L'Institut publia, à partir de 1921, une Chronique mensuelle qui devint La Chronique coloniale en 1930, puis Univers français en 1939, interrompu en 1940.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2012-01-06

Archives
Répertoire établi par Jacques DION, chargé d'études documentaires, sous la direction d'Elisabeth RABUT, conservateur général du patrimoine, complété par les Archives nationales d'outre-mer
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