Autres préfectures d'Algérie. Préfecture d'Orléansville (1937, 1956/1962)

Cote de référenceFR ANOM 9140/1-228
Référence Internetark:/61561/jm735jej
Description matérielle34 mètres linéaires
OriginePréfecture d'Orléansville (Algérie)
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29 chemin du Moulin de Testa, 13090 Aix-en-Provence
Langue des unités documentairesfrançais

Le département fut créé par décret du 28 juin 1956. Il comprenait alors 4 arrondissements.

Dès le décret du 20 mai 1957, et toujours sous le nom de département d'Orléansville, il se divisait en 6 arrondissements, au lieu de 4.

Il a porté aussi le nom de département du Cheliff. En 1958, il comptait 637.000 habitants.

Le premier préfet fut Raymond Chevrier, nommé le 6 décembre 1956. Mais les événements du 13 mai 1958 provoquèrent un changement. Convoqué par le général Salan, auquel ont été confiés par le gouvernement Pflimlin les pouvoirs civils et militaires pour le maintien de l’ordre en Algérie, Raymond Chevrier se rend à Alger le 18 mai 1958. Avant d’avoir été reçu par le général Salan, il est arrêté, assigné à résidence à Aïn Taya, puis remis à la disposition du ministre de l’Intérieur. De toute manière, ce sont des généraux qui furent chargés en juin 1958 d'exercer les pouvoirs civils dans les départements algériens : c'est le général Gracieux qui les exerce le 24 juin 1958 et donc succède au préfet Chevrier, puis le général du Passage en 1959, commandant la 9e division d'infanterie.

Le préfet Louis Verger fut nommé le 10 mars 1960. Il resta jusqu'au 20 décembre 1960, et devint alors directeur du cabinet civil et militaire du délégué général du gouvernement en Algérie. Enfin, le préfet Mohand Sadek OURABAH fut le dernier titulaire du poste, du 21 décembre 1960 à juin 1962.

Le fonds concerne uniquement la période d'existence de cette préfecture, 1956-1961, marquée par la guerre d'Algérie, et plusieurs séries offrent un intérêt exceptionnel pour l'histoire de cette époque : les rapports mensuels du préfet sur la situation politique, les arrêtés du préfet, les rapports des Renseignements généraux, les rapports mensuels et journaliers des commissariats de police.

La collection des procès-verbaux de gendarmerie (une classée par brigade, et une classée par mois), les dossiers du referendum et des élections, les dossiers montrant les efforts faits pour l'accès des Musulmans à la fonction publique, sont dignes d'intérêt également.

Sur la guerre d'Algérie, on étudiera aussi les informations quotidiennes fournies au préfet, l'indemnisation des victimes du terrorisme, les cas de rebelles tués ou blessés par les forces de l'ordre, l' "opération pilote de pacification" conçue en 1957 par Jean Servier, ethnologue mais aussi chargé de mission au cabinet du ministre de l'Algérie Robert Lacoste.

Enfin, un dossier traite du pélerinage annuel à La Mecque.

Seules ont été éliminées les demandes d'autorisation de voyage (à l'exception de 3 cartons d'entrées en Algérie, conservés à titre d'échantillon) et les demandes de carte d'identité.

L'année 1962 est quasi-absente.

Libre accès aux originaux, à l'exception des procès-verbaux de gendarmerie : liés à des affaires portées devant les juridictions, ils ne sont consultables qu'au bout de 75 ans.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2015-10-23

Archives
Répertoire établi par Isabelle CHIAVASSA, conservateur en chef
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