Ministère des Colonies. Service de liaison avec les originaires des territoires français d'outre-mer (SLOTFOM) (1911/1957)

Code de communication zone générique = FM, zone cote = 1-15slotfom/n° de carton
Cote de référenceFR ANOM 4001-4015 COL
Référence Internetark:/61561/ml790mgojkd
Description matérielle587 articles, 81,8 mètres linéaires
OrigineMinistère des Colonies, direction des Affaires politiques, service de liaison avec les originaires des territoires français d'outre-mer (SLOTFOM)
Organisme responsable de l’accès intellectuelArchives nationales d'outre-mer
29, chemin du Moulin de Testas, 13090 Aix-en-Provence, France
Langue des unités documentairesfrançais

Selon la législation en vigueur (article L. 213-2 du code du patrimoine).

Libre accès aux originaux pour les documents communicables à l'exception de certains journaux consultables uniquement sur microfilms (FR ANOM 2 MIA).

Le service de contrôle et d'assistance en France des indigènes des colonies françaises (CAI), attaché à la direction des Services militaires, dirigé par le contrôleur général des troupes indochinoises, fut institué par arrêté du 12 décembre 1923 afin d'assurer la tutelle mais aussi la surveillance de tous les sujets ou protégés français originaires des possessions d'outre-mer. Il succédait de fait au Service d'organisation et de surveillance des travailleurs coloniaux en France créé par instruction du ministre de la Guerre du 20 mars 1916, service dépendant alors de la direction des Troupes coloniales, chargé de la liaison entre les différents employeurs et les colonies, de l'examen des conditions d'utilisation de la main-d'œuvre indigène. Par accord interministériel du 18 avril 1917, ce service était passé dans les attributions du ministère des Colonies (services militaires). Ce service disposait d’agents infiltrés et de correspondants dans les différents milieux. Il collaborait avec le ministère de l’Intérieur et les services de police des gouvernements généraux.

Le Service de contrôle et d'assistance en France des indigènes fut rattaché à la direction des Affaires politiques en 1925 (1er bureau). À partir de 1939, l’activité du service se borna à assurer les recherches sur les individus et à délivrer pendant la guerre des cartes d’identité permettant aux originaires d’outre-mer de circuler en métropole. Il reçut la dénomination nouvelle de Service colonial de contrôle des indigènes par arrêté du 23 décembre 1941, puis celle de Service de liaison avec les originaires des territoires français d'outre-mer (SLOTFOM) par arrêté du 28 février 1946. Il tenta de reprendre son rôle de surveillance mais l’essentiel du contrôle des travailleurs était alors assuré par les services de l’inspection du travail et par l’inspection des troupes coloniales. En réalité, le SLOTFOM n’avait pas de véritables moyens et révélait le retard pris dans le domaine de l’information par l’administration des colonies. Lors de la réorganisation de la direction des Affaires politiques en 1949 ne subsistait plus que la section d'assistance morale et intellectuelle aux originaires d'outre-mer. En 1952, il fut rattaché au service des affaires sociales d’outre-mer.

Les archives de ce service, qui centralisait les informations sur l'activité politique des « indigènes », informations recueillies à la fois par les missions qu'effectuaient les contrôleurs et par les liaisons très régulières entretenues avec la Sûreté générale et les directions des Affaires politiques dans les colonies, constituent une source exceptionnelle sur l'histoire des mouvements nationalistes et communistes outre-mer, tout particulièrement en Indochine, mais également dans les autres territoires de l'empire colonial français. A été conservé en particulier le fichier nominatif établi par le service.

Un cadre de classement avait été établi par le service lui-même (1 à 13 slotfom). Deux séries ont été rajoutées ensuite (14 et 15 slotfom). Les cotes ont été conservées, mais l'information a été restructurée. La série 15 (dossiers de surveillance individuels) est en cours de révision et sera accessible en ligne prochainement.

L'indexation porte sur les noms de personnes, les noms géographiques, les noms de partis politiques, d'associations, d'institutions, de sociétés et d'entreprises, d'ordres religieux, sur les titres des journaux. Pour la provenance d'origine, les termes «indochinois» et «annamites» n'ont pas fait l'objet d'une indexation.

Haut-commissariat de France en Indochine, Service de protection du corps expéditionnaire.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2015-10-07

Archives
Répertoire établi par Jacques DION, chargé d'études documentaires, révisé et complété par Olivia PELLETIER, conservateur du patrimoine
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