Gouvernement général de l'Afrique équatoriale française. Missions d'exploration et de délimitations de frontières (1883/1943)

Cote de référenceFR ANOM AEF 2 D 1 à 60
Référence Internetark:/61561/mv745g78d
Description matérielle2,1 m.l.
OrigineVersement
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29, chemin du moulin de Testa, 13090 AIX-EN-PROVENCE, FRANCE
Langue des unités documentairesFrançais

Créée en 1910, l'Afrique équatoriale française regroupait les quatre colonies du Gabon, du Moyen-Congo de l'Oubangui-Chari et du Tchad. Cet ensemble s'étendait du désert du Sahara au fleuve Congo et de l'océan Atlantique aux monts du Darfour, soit sur une superficie de 2 500 000 kilomètres carrés. Son chef-lieu était Brazzaville, résidence du gouverneur général. En 1926, est fondée par André Matswa à Paris l'« Amicale des originaires de l'Afrique-Équatoriale française », qui, de simple association d'entraide, ne tarde pas à se muer en syndicat parfaitement organisé, puis en mouvement pré-indépendantiste.

Durant la seconde guerre mondiale, le lieutenant-gouverneur du Tchad Félix Éboué est un des premiers à se rallier aux Forces françaises libres (août 1940). Dans les premiers mois de l'après-guerre, c'est en Afrique équatoriale française que sont jetées les bases de l'Union française, discutée lors de la conférence de Brazzaville. Sous la IVe République (1946-1958), la fédération est représentée au parlement français. Le référendum de septembre 1958 transforme les cinq entités constituant la fédération en républiques autonomes (République congolaise ou Congo-Brazzaville, République centrafricaine, République gabonaise, République du Tchad, République du Cameroun) au sein d'une éphémère Communauté française. En 1959, les nouvelles républiques se groupent en une association intérimaire baptisée Union des républiques de l'Afrique centrale, avant d'accéder à la pleine indépendance en 1960.

La création d’un service d’archives en Afrique équatoriale française est tardive. L’arrêté du 2 août 1945 attribue l’administration du dépôt d’archives du gouvernement général à l’Institut d’études centrafricaines (section de documentation). L’arrêté du 14 juin 1950 créé un service central des archives et bibliothèque du Gouvernement général avec à sa tête un archiviste portant le titre de conservateur des archives nommé par arrêté du Haut-Commissaire. C’est un service fédéral qui possède l'administration sur l’ensemble des archives administratives des territoires ainsi qu’un droit de regard sur les bibliothèques publiques de la fédération.

En 1958, le service est transformé en bureau rattaché au cabinet. Il assure la conservation des archives et de la bibliothèque du groupe du territoire. Au vu du rapport de la commission de liquidation d’avril 1959, les archives administratives d’intérêt commun seront versées au secrétariat permanent de la conférence des premiers ministres, les archives administratives concernant un seul état lui seront remises, les archives historiques sont remises aux Archives nationales françaises.

Dans la sous-série 2 D, sont regroupés les dossiers des différentes missions de délimitation de frontières et de négociations internationales, ainsi que les dossiers des missions d'exploration (rapports, correspondances, nombreuses cartes manuscrites).  

Libre accès aux originaux.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2013-03-19

Archives
Répertoire établi par Daniel LEDOUX, chargé d'études documentaires et Anne-Cécile TIZON-GERME, conservateur, révisé et complété par Martine CORNEDE, conservateur général du patrimoine
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