Préfecture de Constantine. Bureau de l'agriculture (1875/1940)

Cote de référenceFR ANOM 93/1H 1-FR ANOM 93/1H 220
Référence Internetark:/61561/nz811smns
Description matérielle22 m. l.
OriginePréfecture de Constantine
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29, chemin du moulin de Testa, 13090 AIX-EN-PROVENCE, FRANCE

Libre accès aux originaux.

Les documents faisant l’objet du présent répertoire ne couvrent qu’une partie des archives relevant du bureau de l’Agriculture de la préfecture de Constantine. En effet, à l’exception du rapport de la visite du ministre de l'agriculture Houdet dans le département les 12-13 mars 1954, qui a été vraisemblablement réuni à cet ensemble par le service des archives départementales de l’époque, les dossiers transférés en métropole sont clos au plus tard dans les années 1930, et aucun document n’est postérieur à l’année 1940. C’est la raison pour laquelle les dates extrêmes du fonds s’arrêtent en 1940.

L’organisation de la préfecture de Constantine est encore assez mal connue jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. Divisée en bureaux dans un premier temps, tout ce qui touche à l’agriculture et à la colonisation dépendent alors du 3e bureau. Une note de 1925 relative à des propositions de décentralisation et de simplification (FR ANOM 93/B3/622) nous en détaille les attributions : colonisation, agriculture, domaine, forêts, service vétérinaire, service phylloxérique, ravitaillement, crédit agricole. Y sont adjoints par la suite les services économiques : commerce et industrie.

Un effort important de rationalisation est entrepris à la veille de la seconde guerre mondiale. Une note non datée (FR ANOM 93/B3/622), mais vraisemblablement écrite vers 1935, nous renseigne sur l'évolution de l'organisation des services préfectoraux. Désormais, au côté du cabinet du préfet, 5 divisions se partagent les tâches à accomplir, la 3e ayant en charge l’agriculture et la colonisation. L'arrêté préfectoral du 15 mai 1939, qui a fait l'objet d'une publication indépendante (FR ANOM 93/1513), en précise l’intitulé « Division des services économiques » et les attributions : agriculture, colonisation, commerce, coût de la vie, service agricole général et service de l’élevage.

Le bureau de l’Agriculture est enfin défini dans la publication du 15 octobre 1951 décrivant l’organisation de la préfecture de Constantine et des services publics départementaux. Il est le premier bureau intitulé « Agriculture » de la IVe division dite des « Affaires économiques et sociales », rattachée au Secrétariat général pour les affaires économiques et la police. Il a en charge l’ensemble des questions agricoles. Le commerce, l’industrie, le travail et les questions sociales relèvent alors du second bureau de cette même division.

Les documents du bureau de l’Agriculture transférés en métropole constituaient, pour l’essentiel, la série H des archives départementales de Constantine. Celle-ci représentait un ensemble de 294 articles enliassés occupant 26 mètres linéaires. Regroupant les archives provenant du 3e bureau de la préfecture, y compris celles relevant soit du service de la Colonisation, soit du bureau du Commerce et de l’Industrie, elle était pourvue d’un instrument de recherche extrêmement sommaire qui reprenait les intitulés et les dates extrêmes portés sur les chemises. Aucune vérification préalable des documents présents par rapport à ces indications n’avait été opérée.

Par ailleurs, un petit versement de ce service se rapportant à la lutte contre les sauterelles qui n’avait pas été intégré dans la série H a également été transféré. Occupant environ 2 mètres linéaires et coté provisoirement (FR ANOM 93/8134 à 8151), il a été pris en compte lors du classement définitif des archives du bureau de l’Agriculture.

Les trop nombreuses lacunes constatées interdisent la présentation de séries de documents homogènes, sources privilégiées des chercheurs. Le fonds du bureau de l’Agriculture de la préfecture de Constantine ouvre cependant quelques opportunités à la recherche historique. Les informations sur les productions agricoles ne sont pas négligeables, même si l’on peut regretter l’absence presque totale de sources sur les cultures expérimentales. La lutte contre les sauterelles est bien représentée, et l’enseignement agricole, notamment l’école d’agriculture de Philippeville, occupe également une place importante. Bien que plus dispersées, les archives touchant aux associations et syndicats agricoles ne manquent pas d’intérêt.

Mais c’est surtout la volonté d’intervention de la puissance publique dans le domaine particulier de l’agriculture algérienne qui transparaît dans ces documents. Si la politique de colonisation agricole est à rechercher dans les archives du service de la Colonisation, le bureau de l’Agriculture a la charge d’en gérer et d’en favoriser les résultats. D’où son implication non seulement dans l’aide apportée aux agriculteurs sinistrés, mais aussi dans ce qui peut favoriser le développement de l’agriculture algérienne : enseignement, nouvelles techniques, monde associatif, etc.

Tout d’abord une identification complète de ces documents a été opérée. A l’issue de cette première phase, les archives ne relevant pas du bureau de l’Agriculture ont été cotées provisoirement en série continue (FR ANOM 93/ 20343 à 20386) pour celles intéressant le service de la Colonisation et le bureau du commerce, de l’industrie et du travail.

Ensuite les dossiers restant ont été répartis intellectuellement selon un plan de classement largement inspiré de la circulaire AD 98-8 de la Direction des archives de France portant « Instruction sur le classement et la cotation des archives dans les services d’archives départementales ». En effet, il est apparu qu’il n’y avait pas de différence fondamentale dans la manière de gérer les dossiers intéressant l’agriculture entre les administrations préfectorales algériennes et métropolitaines. Il a donc été décidé de s’appuyer sur une division thématique reconnue et éprouvée.

Enfin les documents ont été matériellement regroupés conformément au plan de classement établi, conditionnés en carton d’archives et cotés, conformément au cadre de classement des archives départementales d’Alger publié par P. Boyer, en sous-série 1 H. Celle-ci occupe dès lors 22 mètres linéaires pour 220 articles.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2015-01-26

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Répertoire établi par Lionel Adagas, stagiaire de DESS de l'Université d'Angers, sous la direction d’André Brochier, conservateur
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