Archives privées. Général Gaétan Bonnier (1882/1938)

Description matérielle7 cartons
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29, chemin du moulin de Testas, 13090 AIX-EN-PROVENCE, FRANCE

Don.

François Xavier Louis Henri Marie Gaétan Bonnier (ou Bonnier de La Chapelle) est né à Saint-Leu de La Réunion le 3 décembre 1857. Officier d'artillerie de Marine, il est fait lieutenant en 1881, capitaine en 1883, chef d'escadron en 1892, lieutenant-colonel en 1898, colonel en 1900, général de brigade en 1908. De 1882 à 1884, il est au Soudan français où il participe sous les ordres du colonel Archinard aux expéditions militaires qui marquent la conquête de ce territoire. Blessé et décoré pour faits de guerre, il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1883. Rentré en France, il occupe un poste à la direction de l'artillerie du ministère de la Marine. Après la mort de son frère, le lieutenant-colonel Eugène Bonnier, à la prise de Tombouctou en 1893, il repart en Afrique. Il est nommé chef de cabinet civil et militaire du gouverneur général de l'Afrique occidentale française. Il s'est donné pour mission de ramener en France les cendres de son frère Eugène et de ses hommes massacrés à Tacoubao, qui sont inhumées à Marseille en 1896.

En 1900, il enseigne à l'École supérieure de la Marine avant de diriger le laboratoire central de la Marine. Successivement il est inspecteur des fabrications d'artillerie navale, commandant du 2ème régiment d'artillerie coloniale puis commandant supérieur de la défense de Dakar en 1904. Il rentre en France pour commander le 3ème régiment d'artillerie coloniale, puis la brigade d'artillerie coloniale. Ayant découvert l'aviation, il passe son brevet de pilote. Nommé général de brigade en 1908, Gaétan Bonnier devient ainsi le premier général aviateur de l'armée française. Pendant la Première Guerre mondiale, il participe à la bataille de la Somme à la tête de la 16ème Division coloniale. Nommé au commandement supérieur des troupes de l'Afrique occidentale française, il va révolutionner la tactique militaire en y introduisant l'avion. Il termine sa carrière en 1919 comme commandant des Forces de l'Afrique occidentale française et meurt au Cannet (Alpes-Maritimes) le 30 octobre 1944. Il avait épousé le 9 janvier 1889 à Lorient (Morbihan) Marguerite Louise Emilie Conrad, fille du vice-amiral, préfet du 4ème arrondissement maritime.

Les dossiers comprennent tout d'abord des manuscrits des ouvrages publiés par le général Bonnier à la mémoire de son frère le lieutenant-colonel Eugène Bonnier (L'occupation de Tombouctou, La conquête de Tombouctou), accompagnés des documents justificatifs, ainsi que les manucrits de ses souvenirs dont un dossier de notes sur la prise de Ségou par le commandant Archinard en 1890.

Ensuite, un groupe important de documents est constitué par la suite des carnets du général s'étendant de 1882 à 1918, soit 53 carnets, 24 sur ses campagnes africaines (1882-1893), 29 sur la guerre 1914-1918. Ces carnets contiennent des notes personnelles, prises au jour le jour, certaines au crayon ; les deux séries ne comportent pas de lacunes.

La correspondance reçue et envoyée par Bonnier de 1882 à 1937 forme une autre série également très complète. Il s'agit majoritairement de lettres reçues et envoyées, mais aussi de télégrammes, notes et rapports. Chaque dossier correspond à des étapes de sa carrière. Les documents ont tous été numérotés par ses soins. Même quand elles sont d'ordre privée, les lettres ont été rangées dans ces dossiers par Gaétan Bonnier pour des raisons d'ordre professionnel.

Plusieurs dossiers complètent cet ensemble : historique de l'aviation en Afrique occidentale française (1911-1912), lettres du lieutenant-colonel Milot sur la répression des troubles du Mono (1918-1919), éléments biographiques sur le lieutenant-colonel Eugène Bonnier, sur le général Gaétan Bonnier, généalogie de la famille Bonnier.

Libre accès aux originaux.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2012-01-18

Archives
Répertoire établi par Monique POULIQUEN, conservateur, révisé et complété par Martine CORNEDE, conservateur général du patrimoine
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