Albums photographiques

Cote de référenceFR ANOM 8 Fi
Référence Internetark:/61561/pq509hco
Description matérielle 550 albums
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29, chemin du moulin de Testa, 13090 AIX-EN-PROVENCE, FRANCE

Les conditions générales d'accès relèvent de la législation en vigueur (article L. 213-2 du code du patrimoine).

Si l'état matériel de l'album le permet, les copies de travail à usage strictement privé sont possibles.

Pour ce qui touche à la diffusion des images, c'est le code de la propriété intellectuelle (droit d'auteur) qui s'applique :

  • 1) pendant toute la vie de son auteur et 70 ans après son décès, l'œuvre est protégée et toute demande d'exploitation doit être autorisée par l'auteur ou ses ayant-droits. C'est à l'utilisateur d'obtenir cette attestation autorisant la diffusion
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Les albums conservés aux Archives nationales d'outre-mer représentent environ 45000 documents iconographiques, aussi bien photographies, que cartes postales, dessins, aquarelles, lithographies ou gravures.

Ils peuvent être des commandes officielles de l’administration coloniale destinées à montrer d’une part le rôle joué par la métropole dans le développement des possessions d’outre-mer, et d’autre part le vaste champ d’action laissé aux entrepreneurs. Certains ont été spécialement conçus pour les expositions universelles qui s'échelonnent de 1867 à 1931 : ils ont alors été recueillis par l'Office colonial (1899-1919), puis par l'Agence générale des colonies (1919-1937), ou par d'autres services du ministère des Colonies, comme le Service géographique et des missions, la Bibliothèque, ou le Musée de la France d'outre-mer. Ils trouvent aussi leur origine dans des fonds privés, et ont été acquis par achats, dons, legs.

De nombreux thèmes sont abordés par le biais de ces images, qui “parlent” souvent plus que les dossiers d’archives, et viennent à l'appui de ceux-ci pour rendre compte du passé. Le premier qui vient immédiatement à l’esprit est celui de la topographie et de la visualisation des paysages. Toutefois, réduire l’image à cette seule dimension serait une vue schématique.

Cette collection factice, créée pour des raisons matérielles de conservation des documents, couvre d’abord les thèmes traditionnels que l’on attend : missions et explorations, conflits coloniaux, équipements militaires, ethnologie, portraits des chefs et des administrateurs coloniaux, civils et militaires. Les vues représentant l’urbanisme et l’architecture, la création des villes nouvelles, l’habitat local et colonial constituent des domaines bien représentés. Les infrastructures maritimes, fluviales, ferroviaires et routières, la production d’énergie, l’adduction d’eau et l’assainissement, mais encore l’assèchement des marais et l’irrigation, les espaces ruraux, la forêt et les cours d’eau, l’agriculture, l’industrie, le commerce permettent de mesurer le développement des territoires, en parallèle avec les fonds d’archives. Les espaces naturels et les sinistres, le patrimoine culturel et l’archéologie achèvent cette représentation des colonies.

On l'aura compris, la diversité de ces archives iconographiques, tant dans les supports, que dans les vues, constitute une grande richesse d'information. Cette richesse n'est lisible que si elle est mise en parallèle avec les dossiers d'archives écrites : une image dont le contexte est perdu est inutilisable pour l'historien. Pour répondre aux questions de principe que celui-ci se pose, on a donc respecté la première règle de l'archivistique, le respect des fonds, à chaque fois que cela a été possible.

Pour ce faire, on s'est efforcé de répondre à quelques questions précises. Qui a constitué l'album?. En effet, la personne qui "fabrique" un album n'est pas nécessairement la même que celle (s) qui a (ont) pris les vues. Il faut donc aussi connaître l' auteur de chaque document, qui peut-être beaucoup plus ancien que la date de constitution de l'album lui-même. Lorsqu'ils sont connus, les noms des organismes ou personnages à l'origine de la création ou de la détention des documents, ont été mentionnés. Il arrive parfois que l'on connaisse les auteurs des documents, mais que l'on ne sache rien de celui qui les a rassemblés.

Ceci permet de répondre à la seconde question : quand? Une large période est concernée, puisqu'elle s'étend de 1820, pour l'Algérie, à 1960, pour des albums montrant le Sénégal indépendant de Léopold Sedar Senghor, ou même 1973 pour la Côte d'Ivoire du président Houphouët-Boigny.

Bien évidemment, il nous faut savoir où nous sommes : territoires et lieux. Les termes géographiques de l'époque coloniale ont été conservés tels qu'ils figurent dans les documents. Sans oublier que la constitution définitive de certaines circonscriptions administratives est fort tardive dans l'histoire coloniale. Le panel des territoires concernés ne se borne pas aux colonies et territoires sous administration française. On y trouve à peu près toute l'Europe, y compris la Russie, mais aussi des colonies anglaises, hollandaises ou portugaises, ainsi que tout le Moyen-Orient. Seuls le continent américain et l'Australie ne sont pas représentés.

Enfin, pourquoi ces documents iconographiques ont-ils été rassemblés en album? Ils sont souvent le support idéal permettant à un militaire ou à un administrateur colonial de rassembler une collection de clichés personnels, ou de tirages et cartes postales achetés sur place auprès de photographes de studios européens ou indigènes. Album de voyage que l’on sera fier de présenter à toute la famille au retour en métropole. Album servant de rapport de tournée et venant à l'appui d'un dossier destiné à l'administration coloniale. Album servant de compte-rendu à une expédition, une mission, un raid. Album de collectionneur de "belles images".

La diversité des territoires et des époques nous a conduit à organiser ces archives iconographiques suivant un plan "historique", en quelque sorte. Le premier chapitre est consacré aux conquêtes et s'intitule "Campagne militaires". Compte tenu du grand nombre de documents relatifs à la présence de Gallieni à Madagascar et aux relations à faire avec le fonds des archives privées de celui-ci (FR ANOM 44PA), il nous a paru évident de placer la Grande Ile en tête. Viennent ensuite les campagnes de l'armée de terre, celles de l'Aéronautique militaire (ordre chronomogique).

Le second chapitre est consacré aux "Missions" : explorations (dans l'ordre chronologique), puis tournées et rapports d'activités par territoires (Afrique du nord, Afrique subsaharienne, Asie du sud-est, Madagascar, Moyen-Orient).

Le troisième chapitre concerne les "Aménagements" et est classé par territoires : Afrique du nord, Afrique subsaharienne, Antilles et Guyane, Asie du sud-est, Madagascar et dépendances, Moyen-Orient, Pacifique.

Viennent ensuite les "Expositions", de 1867 à 1947.

Enfin nous terminons par les "Voyages et reportages", classés dans l'ordre chronologique.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2009-09-23

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Répertoire établi par Marie-Hélène Degroise, conservateur en chef
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