Ministère des Colonies. Série géographique Guinée française (1846/1913)

Cote de référenceFR ANOM 1501 COL 1-FR ANOM 1520 COL 1
Référence Internetark:/61561/qo207oob
Description matérielle26 cartons ; 3 mètres linéaires
OrigineMinistère des Colonies
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29, chemin du moulin de Testa, 13090 AIX-EN-PROVENCE, FRANCE

Libre accès aux originaux.

Les séries géographiques du ministère des Colonies : Afrique, Sénégal, Gorée et dépendances, Gabon-Congo, Soudan français, les séries : Direction des Affaires politiques (XIXe/1962), Inspection générale des Travaux publics (XIXe/1965) et Missions.

En 1914, à la demande de la Commission supérieure des archives et bibliothèques du ministère des Colonies, le ministre confie une mission d’études à Christian Schefer, professeur à l’École libre des sciences politiques, pour le classement des archives du ministère des Colonies.

Schefer remet en cause le principe du respect des fonds. Il se propose donc « d’établir de toutes pièces un ordre de classement qui grouperait sans artifices trop grands tous les documents existants et permettrait de fournir dans le moindre temps possible les précisions que désireraient les services actifs ». Il imagine donc de créer des groupes géographiques et un groupe « affaires générales » qu'il constitue à partir des dossiers de plusieurs des services du ministère, essentiellement de la direction des Affaires politiques.

Schefer n'a pu constituer que les séries relatives à l’Afrique. La mission fut définitivement arrêtée en 1915. La méthode choisie se révéla erronée : les dossiers ont été disloqués - et les documents concernant une même affaire peuvent se trouver répartis entre des dossiers différents et même entre des séries différentes-, des pièces jointes séparées de rapports, des ensembles de correspondance fragmentés.

Jusqu'au début du XIXème siècle, la présence française sur la côte occidentale de l'Afrique est ponctuelle, largement concurrencée par celle des Anglais et des Portugais dans les Rivières du Sud, territoire situé au sud du Sénégal.

La volonté de développer le commerce du Sénégal suscite l'exploration des côtes au sud, notamment en 1838 par Bouët-Willaumez qui signe rapidement des traités avec les chefs locaux afin d'obtenir des terres sur lesquelles implanter des comptoirs et de lutter contre les maisons anglaises solidement établies en Sierra Leone.

La colonie de Gorée et dépendances, constituée par les Rivières du Sud et les comptoirs de la Côte de l'Or et du Gabon, est créée en 1854 puis à nouveau rattachée au Sénégal cinq ans plus tard. A cette époque, la France continue à privilégier la signature de traités avec les chefs indigènes mais les commerçants réclament la création de postes militaires, pour une protection plus efficace. Le premier est Boké (Rio Nunez), en 1866, puis Benty (Mellacorée) et Boffa (Rio Pongo), l'année suivante. Ils deviennent chef-lieu de cercle l'année suivante. Le cercle de Dubréka est établi par un décret du 1er juillet 1885.

Il faut attendre les années 1880 pour que s'affirme la présence française grâce à la signature de nombreux traités, notamment celui de 1881 par lequel les chefs du Fouta-Djalon donnent aux Français la bande côtière entre la Guinée-Bissau et la Sierra Leone.

Le décret du 1er août 1889 accorde aux Rivières du Sud leur autonomie administrative, avec protectorat sur le Fouta-Djalon et autorité sur les comptoirs de la Côte de l'Or et du golfe du Bénin, préfigurant la colonie de Guinée française et dépendances établie en 1893. La presqu'île de Tumbo est cédée aux Français en juillet 1889 et le village de Conakry choisi pour être le centre administratif et la résidence du gouverneur. Les quatre cercles constitués précédemment sont maintenus. La délimitation des frontières avec la Guinée-Bissau, la Sierra Leone et le Liberia donne lieu à de longues négociations.

La colonie s'agrandit en 1895 par l'adjonction du cercle de Faranah, au sud du Soudan français, puis par la conquête du Fouta-Djalon l'année suivante. Elle fait partie de l'Afrique occidentale française. Le territoire prend sa dimension définitive lorsque les cercles de Dinguiray, Siguiri, Kouroussa, Kankan, Kissidougou et Beyla lui sont rattachés après le partage du Soudan par le décret du 17 octobre 1899.

L'essor de la Guinée française et le développement de Conakry sont le fruit du travail intensif des gouverneurs, notamment Ballay et Cousturier. La liaison avec l'intérieur des terres est favorisée par la création de routes et du chemin de fer Conakry-Niger dont la première section est inaugurée en 1904. Le commerce avec la métropole s'intensifie et de nombreuses sociétés s'installent dans le pays, en concurrence avec les sociétés anglaises implantées en Sierra-Leone.

La Guinée reste colonie française jusqu’en 1946, devient territoire d’outre-mer de 1946 à 1958 et république indépendante en 1958.

La correspondance entre les gouverneurs et le ministère, ou entre les administrateurs locaux, les rapports politiques et commerciaux constituent une grande partie de la série et datent majoritairement de la dernière décennie du XIXème siècle. Sont notamment traités : les missions d'exploration, de délimitation des frontières avec les colonies de Sierra Leone et de Guinée-Buissau, puis d'étude de voies de communication vers l'intérieur des terres ; la consolidation de l'implantation française grâce aux traités signés avec les chefs indigènes, la présence militaire et les luttes contre les rebelles ; le développement de la ville de Conakry et de ses liaisons avec les chefs-lieu de cercle ou le Haut-Niger. Le commerce et les mesures destinées à le favoriser sont également bien documentés, avec de nombreux petits dossiers nominatifs concernant les sociétés et les particuliers installés ou désireux de s'implanter dans la colonie.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2016-09-30

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Répertoire établi à partir du Guide des sources de l'histoire de l'Afrique, révisé et complété par les Archives nationales d'outre-mer
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