Ministère des Colonies. Fonds d'investissement pour le développement économique et social d'outre-mer - 1 FIDES 1ère série (1945/1962)

Cote de référenceFR ANOM 191 COL 1-74
Référence Internetark:/61561/wu706hcy
Description matérielle12, 5 mètres linéaires
OrigineMinistère des Colonies
Organisme responsable de l’accès intellectuelArchives nationales d'outre-mer
29 chemin du Moulin de Testas, 13090 Aix-en-Provence
Langue des unités documentaires Français

Le Fonds d'investissement pour le développement économique et social des territoires d'outre-mer (FIDES) a été créé par la loi du 30 avril 1946 pour financer les deux plans de développement qui se succédèrent, le premier de 1948 à 1953, le deuxième de 1953 à 1959. Ces plans concernaient essentiellement l'Afrique noire et Madagascar, et visaient à moderniser ces territoires.

Le terme de "territoire", utilisé dans le titre du FIDES et dans le présent instrument de recherche, n'est pas à prendre au sens restrictif des seuls TOM, mais au sens large des territoires français de l'époque.

Gaston Defferre, sous-secrétaire d'État à la France d'Outre-mer du gouvernement Léon Blum à partir de la fin 1946, présidait le comité directeur du FIDES.

À partir de 1949, deux sections sont distinguées dans le FIDES : une section générale financée entièrement par le budget métropolitain, une section outre-mer ou locale, dont les fonds provenaient pour partie de l'État, pour partie du territoire concerné grâce à des avances de la Caisse centrale de la France d'outre-mer.

Le FIDES permettait aux territoires de se procurer des crédits sans avoir recours à des emprunts coûteux pour les budgets locaux. Il finançait les grands projets d'investissement, les équipements lourds, mais aussi des programmes d'études, de recherche ou d'expériences scientifiques.

Le Parlement votait globalement les crédits du FIDES en lui laissant le soin de les répartir.

En parallèle apparurent le fonds d'aide et de coopération (FAC), qui perdura bien après la décolonisation puisqu'il existait encore en 1982, le FIDOM (fonds d'investissement des départements d'outre-mer), et le FED (fonds européen de développement).

Après la décolonisation, le FIDES a continué à réaliser des investissements publics français dans le cadre de la coopération. Pour prendre un exemple, en 1962, alors que la décolonisation était déjà actée, il était encore en pleine activité. La Caisse centrale de coopération économique investissait pour le développement de l'Afrique noire, de Madagascar et des DOM-TOM : soit par des subventions, soit sous forme bancaire par des prêts ou prises de participation. Lorsqu'il s'agissait de subventions, la Caisse centrale exécutait les paiements décidés par les comités directeurs des trois fonds : FAC (Afrique noire et Madagascar), FIDES, FIDOM.

Il s'agit ici de la première série du fonds, dite FIDES 1. Elle correspond à un premier versement des dossiers aux Archives.

Le fonds contient des projets d’équipement des territoires, des budgets et comptes, des études, des plans d’investissement, des demandes de subvention. Ces dossiers étaient soumis pour approbation au comité directeur du FIDES.

L'action d'investissement de l'État portait sur l'agriculture, l'hydraulique, les eaux et forêts, l'élevage et la pêche, les mines, l'électricité, les chemins de fer, routes, ponts, ports, aérodromes, les postes, la santé, la formation professionnelle, l'urbanisme. Ce fonds présente par conséquent un grand intérêt pour l'histoire économique, et pour l'histoire du développement de pays neufs.

La plupart des dossiers montrent surtout ce que l'Etat souhaitait faire dans ces programmes, les intentions, la volonté d'investir, mais grâce aux rapports d'activité et comptes rendus d'emploi de subventions, on peut entrevoir aussi les réalisations effectives.

Les régions du monde concernées sont principalement l'Afrique occidentale française, l'Afrique équatoriale française, Madagascar et la Guyane.

Les colonies, devenus depuis des pays indépendants ou des départements français, financés sont par conséquent : la Côte d’Ivoire, le Dahomey, la Guinée, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Togo, la Haute-Volta, le Soudan français, le Cameroun, le Moyen Congo, Gabon, l'Oubangui-Chari, le Tchad ; la Guyane ; Madagascar.

Mais le fonds concerne également la Côte française des Somalis, les Comores, l'Inde, l'Algérie, la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, l'Océanie, l'Asie et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Ce fonds comprend également une autre sous-série (2 FIDES). Elle porte également sur le financement des investissements, à la même époque et dans les mêmes territoires. L'instrument de recherche sera mis en ligne ultérieurement.

Libre accès aux originaux.

Ministère des Colonies - Direction des Affaires économiques (XIXe siècle - 1962)

Des cartes géographiques et des photographies des réalisations figurent dans L'équipement des territoires français d'outre-mer conservé sous la cote FR ANOM BIB AOM 2497

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2013-06-20

Archives
Répertoire établi par G. COT, archiviste, révisé et complété par Isabelle CHIAVASSA, conservateur en chef
Recherche par critères
 ou entre   et