Benhoura-Baya (73 APOM, [XXe siècle])

Code de communication zone générique = FPzone cote= 73APOM/n° de carton
Cote de référenceFR ANOM 73 APOM 1-10
Référence Internetark:/61561/wz818c00y3p
Description matérielle 10 articles

Dépôt

Libre accès aux originaux (selon leur état de conservation).

Orpheline d’origine kabyle, Baya fut élevée par sa grand-mère qui trouvait à s’employer chez des Européens lors de réceptions. C’est là que la découvre Marguerite Carminat. Cette femme bibliothécaire à Toulon fréquente les peintres Ségal, Mange, Baboulène. Baya commence à réaliser ses premiers dessins d’enfants. Fin 1943 Marguerite organise une première exposition : Matisse achète quelques dessins. En 1947 Baya expose à Paris à la galerie Maeght ; elle est reçue huit jours dans l’atelier de Braque, étudie un été entier à Vallauris près de l’atelier de Picasso. Son tuteur le cadi Benhoura la marie à un musicien ; elle continuera à peindre et à sculpter. Le fonds contient de la correspondance, des documents relatifs aux différentes expositions, des écrits de Baya, des dessins. Le cadi Benhoura a été administrateur du bureau de bienfaisance d’Alger. Il fut utilisé par le quai d’Orsay pour des missions officieuses auprès du roi de Jordanie et d’Ibn Séoud d’Arabie. En 1950 il effectue avec le cheikh Tayeb el Okbi une mission en Palestine pour étudier la situation des Algériens de Jérusalem. Il adhère à l’Union populaire algérienne de Ferhat Abbas et milite en faveur du projet Blum-Violette. Il sera aussi un des animateurs du cercle du progrès et de l’association des Oulémas réformistes. Il gardera toujours une attitude conciliante, déclarant ainsi en 1957 qu’en Algérie l’Européen est ici chez lui au même titre que le Musulman.

Le fonds est divisé en deux parties. Sont conservés d’une part des documents sur l’artiste peintre Baya et d’autre part des documents relatifs au cadi Benhoura. Le fonds contient des documents relatifs à sa mission en Orient, à l’Islam en général (connaissance, rapports des religions entre elles), aux Habous, aux Oulamas, au droit musulman, à la femme musulmane, à la justice musulmane en Algérie, au bureau de bienfaisance à Alger, à l’enseignement, au Cheikh el Okbi, mais aussi de la correspondance, et des discours.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2017-04-18
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