Direction des Travailleurs indochinois (1939/1957)

Code de communication zone générique = FM, zone cote = DTI//n° de carton
Cote de référenceFR ANOM 4302 COL
Référence Internetark:/61561/wz818g2z40x
Description matérielle139 articles, 13 m. l.

Le fonds est entièrement communicable selon les articles L. 213-1 et L. 213-2 du Code du Patrimoine.

Les documents présentant un caractère de fragilité, il s'agit le plus souvent de papier pelure, il est recommandé aux chercheurs d'y prêter la plus grande attention lors de leur consultation.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les autorités envisagent un cadre législatif en cas de nouveau conflit pour pallier le manque de main-d'oeuvre en métropole. En octobre 1926, un premier texte prévoit la création d'un service chargé de la gestion des travailleurs recrutés dans les colonies. L'instruction générale du 24 juillet 1934 sur le "Fonctionnement du Service des Travailleurs indigènes, nord-africains et coloniaux" en fixe les contours. Le service de la Main-d'oeuvre indigène, nord-africaine et coloniale appelé MOI est créé par arrêté du ministre du Travail le 18 novembre 1939 (à ne pas confondre avec la Main-d'oeuvre immigrée, organisation communiste créée en 1923 pour encadrer les travailleurs étrangers en France). Le service de la MOI passe sous tutelle du Ministre des Colonies par l'ordonnance 45-1276 du 14 juin 1945. Par arrêté du 28 juin 1945, il change de dénomination et se spécialise pour devenir la direction des travailleurs indochinois. La nouvelle direction est chargée du commandement, de l’administration et de la formation professionnelle des travailleurs indochinois basés en France et en Afrique du Nord. En mars 1949, la DTI devient le Service central des travailleurs indochinois, rattaché au ministère de la France d’outre-mer. Entre juillet et décembre 1950, le service dépend du ministère chargé des relations avec les États associés. Il est remplacé en décembre 1950 par le Bureau de liquidation des travailleurs indochinois rattaché au ministère des Affaires politiques et culturelles. Ce bureau avait pour principales missions, la liquidation des affaires en instance à la dissolution du service central, ainsi que l'organisation du rapatriement des travailleurs restés en France à cette date. C’est lui qui s’occupe de l’organisation de la base de débarquement des travailleurs indochinois (BDTI) du Cap Saint-Jacques au Vietnam. L’accueil et l’acheminement des rapatriés vers leur lieu de résidence est pris en charge par la BDTI jusqu’à la dissolution du service en septembre 1950, puis par le Service social du Haut Commissariat pour l’Indochine.

La direction des Travailleurs indochinois comprenait un cabinet qui s’occupait des audiences, du courrier et trois bureaux repartis selon les attributions suivantes :

  • 1er bureau, affaires indochinoises,
  • 2e bureau, affaires administratives,
  • 3e bureau, assistance médicale.

Le fonds conserve quelques dossiers produits par le service de la Main-d'oeuvre indigène, nord-africaine et coloniale, mais la majorité des documents concerne la gestion des travailleurs indochinois : leur recrutement et leur immatriculation en Indochine, leur convoiement (vers et depuis la base principale de Marseille), la répartition des effectifs dans les différentes compagnies, la mise à disposition des entreprises privées après l'armistice, la gestion des salaires et du pécule, le suivi sanitaire, l'assistance morale et de manière plus générale les conditions de vie au sein des unités. Parmi les documents particulièrement remarquables de cet ensemble, on peut souligner l'intérêt des registres de gestion du pécule, les rapports d’inspection, les notes des commandants de légions, les contrats d’employeurs.

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DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2017-04-18
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