Service de liaison avec les originaires des territoires français d'outre-mer (SLOTFOM) (1911/1957)

Code de communication zone générique = FM, zone cote = 1-14slotfom/n° de carton
Cote de référenceFR ANOM 4001 COL à 4015 COL
Référence Internetark:/61561/wz818spus
Description matérielle 587 articles, 81,8 m.l.

Le service de contrôle et d'assistance en France des indigènes des colonies françaises, attaché à la direction des Services militaires, dirigé par le contrôleur général des troupes indochinoises, fut institué par arrêté du 12 décembre 1923 afin d'assurer la tutelle de tous les sujets ou protégés français originaires des possessions d'outre-mer mais aussi de leur surveillance.
Il succédait de fait au Service d'organisation et de surveillance des travailleurs coloniaux en France créé par instruction du ministre de la Guerre du 20 mars 1916, service dépendant alors de la direction des Troupes coloniales, chargé de la liaison entre les différents employeurs et les colonies, de l'examen des conditions d'utilisation de la main-d'œuvre indigène.

Par accord interministériel du 18 avril 1917, ce service était passé dans les attributions du ministère des Colonies (services militaires). Ce service disposait d’agents infiltrés et de correspondants dans les différents milieux. Il collaborait avec le ministère de l’Intérieur et les services de police des gouvernements généraux.

Le Service de contrôle et d'assistance en France des indigènes fut rattaché à la direction des Affaires politiques en 1925 (1er bureau). À partir de 1939 l’activité du service se borna à assurer les recherches sur les individus et à délivrer pendant la guerre des cartes d’identité permettant aux originaires d’outre-mer de circuler en métropole. Il reçut la dénomination nouvelle de Service colonial de contrôle des indigènes par arrêté du 23 décembre 1941, puis celle de Service de liaison avec les originaires des territoires français d'outre-mer (SLOTFOM) par arrêté du 28 février 1946. Il tente de reprendre son rôle de surveillance mais l’essentiel du contrôle des travailleurs est alors assuré par les services de l’inspection du travail et par l’inspection des troupes coloniales.

En fait le SLOTFOM n’avait pas de véritables moyens et révélait le retard pris dans le domaine de l’information par l’administration des colonies. Lors de la réorganisation de la direction des Affaires politiques en 1949 ne subsistait plus que la section d'assistance morale et intellectuelle aux originaires d'outre-mer. En 1952, il fut rattaché au service des affaires sociales d’outre-mer.

Les archives de ce service qui centralisait les informations sur l'activité politique des indigènes, informations recueillies à la fois par les missions qu'effectuaient les contrôleurs et par les liaisons très régulières entretenues avec la Sûreté générale et les directions des Affaires politiques dans les colonies, constituent une source exceptionnelle sur l'histoire des mouvements nationalistes et communistes outre-mer, tout particulièrement en Indochine, mais également dans les autres territoires de l'empire colonial français. A été conservé en particulier le fichier nominatif établi par le service.

Le cadre de classement provient du service lui-même (1-13 slotfom).

Deux séries ont été rajoutées ensuite (14-15 slotfom).

Selon la législation en vigueur (article L. 213-2 du code du patrimoine).

Libre accès aux originaux (selon leur état de conservation) pour les documents communicables à l'exception des journaux, consultables uniquement sur microfilms (2 Miom A)

Répertoire sommaire dactylographié par Jacques Dion, s.d., 62 p.

Fichier alphabétique (9500 fiches environ).

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DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2017-04-18
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