Commune mixte puis sous-préfecture de Bou-Saâda (1914/1961)

Code de communication 9126 n° de carton
Cote de référence9126 1-117
Référence Internetark:/61561/wz818vsxsty
Description matérielle6,5 Mètres linéaires

Succédant au cercle de Bou Saâda, la commune mixte du même nom est créée en 1912 et supprimée en 1956. L'arrondissement qui lui succède en 1957 dépend du préfet de Médéa.

L'oasis de Bou Saâda, "cité du bonheur" se trouve dans le désert, à 250 km d'Alger. Située à 578Mètres d'altitude au sud-ouest du Hodna, elle était constituée de 12.000 palmiers et d'une vieille ville arabe. Occupée par les Français en 1849, elle devint très tôt un haut lieu touristique.

Peuplée de 14.000 habitants en 1952, l'élevage et le commerce du mouton était sa principale ressource, à laquelle s'ajoute en fin de période un développement de l'alfa.

Le fonds concerne pour l'essentiel la période de la guerre d'Algérie, époque où Bou Saada était devenue une sous-préfecture. Les papiers de l'époque de Bou Saada en qualité de commune mixte sont moins nombreux.

L'aspect le plus original de ce fonds est son apport précieux sur la question des élites indigènes à travers les écoles coraniques, les zaouias et les trois grandes familles notables, à partir de 1921 et surtout de 1949, et jusqu'en 1959. Ces familles qui fournissaient des caïds - familles Kacimi, Tounsi et Nadir - exerçaient localement une grande influence à la fois politique et religieuse.

Le fonds documente aussi la guerre d'Algérie, non seulement dans son aspect événementiel, mais aussi sur l'état d'esprit, l'opinion des populations. Elles renseignent également sur les assignés à résidence, avec la série des internements puis des libérations : Bou Saâda abritait un CTT (camp de transit, puis centre de triage et de transit).

Il n'existe toutefois pratiquement aucun document après l'année 1960 : l'année 1961N'est représentée, hormis une statistique sur les étrangers, qu'à la rubrique rapports d'activité (des services et des Renseignements généraux), et aucun papier n'est conservé pour l'année 1962.

Les rapports des services à l'administrateur puis au sous-préfet (1955-1961), ainsi que ceux des Renseignements généraux centrés sur l'état d'esprit (1958-1961) représentent un matériau riche pour l'historien.

L'activité administrative courante de toute commune mixte et de toute sous-préfecture d'Algérie apparaît aussi dans ces dossiers, avec notamment les maisons de tolérance, les réclamations des populations pour le ravitaillement pendant la seconde guerre mondiale, et des dossiers d'aghas, de caïds et de bachaghas de 1915 à 1956. En matière de surveillance des partis politiques indigènes enfin, les dossiers couvrent la période 1918-1958, notamment avec un événement, le camp de jeunesse organisé en 1954 par l'Union démocratique du manifeste algérien.

En application des articles L 213.1 et L 213.2 du Code du patrimoine, les documents décrits dans le présent instrument de recherche sont librement communicables, à l'exception des articles 12 (données médicales : dossiers d'aliénés nés entre 1917 et 1935), 41 et 87 (affaires soumises aux juridictions : 75 ans) .

Accéder à l'inventaire en ligne.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2017-04-18
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