Archives privées. Le Gentil de Paroy (1754/1826)

Cote de référenceFR ANOM 164 APOM 1
Référence Internetark:/61561/xe370pkw
Description matérielle1 article
Organisme responsable de l’accès intellectuelArchives nationales d'outre-mer
29, chemin du moulin de Testa, 13090 AIX-EN-PROVENCE, FRANCE
Langue des unités documentairesfrançais

Achat du Service interministériel des Archives de France en 2010

Après un voyage autour du monde  , Guy Le Gentil de La Barbinais, gentilhomme malouin, s'établit à Saint-Domingue où il devient conseiller au Conseil supérieur du Cap (1726), puis commissaire ordonnateur dans cette ville (1729). Déjà propriétaire à Limonade, il épouse en secondes noces Marie Thérèse de Fournier, fille de Jacques de Fournier, un des premiers conseillers au Conseil supérieur du Cap, lui-même propriétaire de deux habitations, dont celle de Bellevue qu'il lègue à sa fille. De ce mariage naît en 1728 un fils, Guy ; avant 1774, le chevalier Le Gentil, issu du premier lit, désigne son demi-frère comme le légataire universel de ses biens, constitués de plusieurs habitations (La Grande Place du Moka, la Petite Place du Moka, Les Écrevisses, Bellevue des Monts et Paroy) tandis que son aîné du même lit, Le Gentil de Poulers, n'en a que l'usufruit. La même année, Marie Thérèse de Fournier obtient pour son fils l'érection en marquisat de la terre de Paroy, en Brie, achetée peu de temps auparavant. Seul enfant survivant d'une fratrie restée sans descendance, le désormais marquis de Paroy hérite peu à peu des propriétés familiales, en plus de celles de sa mère ; il a parachevé l'implantation des Le Gentil à Saint-Domingue en épousant en 1749 la nièce du futur gouverneur Rigaud de Vaudreuil. En 1784, son patrimoine est constitué d'habitations sucrières (Paroy, Bellevue) et caféières (Les Écrevisses, La Grande Place du Moka et Bellevue des Monts). Bien qu'il n'y fit que de brefs séjours, il est désigné comme commissaire de la colonie lors de la convocation des États généraux et cofonde le Comité colonial en 1788. Ses habitations Paroy et Bellevue sont incendiées lors de la révolte des esclaves de 1791 et la famille chassée quelque temps après ; deux de ses héritiers bénéficieront de l'indemnité versée aux colons après l'indépendance de Saint-Domingue.

Archives familiales et économiques, les documents conservés sont en grande partie relatifs à la gestion des habitations de la famille Le Gentil à Saint-Domingue, notamment les inventaires dressés au moment des successions, les plans nécessaires au règlement des contentieux ou les comptes et journaux d'exploitation envoyés au marquis de Paroy par ses régisseurs. La constitution de l'important patrimoine des Le Gentil à Saint-Domingue peut être ainsi établi, comme leur parfaite intégration à la société esclavagiste de l'île et leur participation à l'économie, essentiellement sucrière, de la colonie.

Libre accès aux originaux.

Aux Archives nationales d'outre-mer :

Secrétariat d'État à la Marine - Personnel colonial ancien (série E, XVIIe-XVIIIe) : FR ANOM COL E 273, Le Gentil [de La Barbinais], commissaire au Cap à Saint-Domingue (1727)

Secrétariat d'État à la Marine - Actes du pouvoir souverain (série A, 1628-1779) : FR ANOM COL A 27 F° 21v, "Commission accordant à Le Gentil [de La Barbinais], commissaire de la marine au Cap [...]".

Dépôt des papiers publics des colonies - Indemnités de Saint-Domingue (1783-1828)

Aux Archives nationales :

Indemnisation des colons spoliés (sous-série F12) : Répertoire-index par Christiane Douyère-Demeulenaere, conservateur général du patrimoine.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2012-11-09

Archives
Répertoire établi par Jacques DION, chargé d'études documentaires, complété par Anne-Isabelle VIDAL, chargée d'études documentaires
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