Sous-préfectures d'Algérie. Commune mixte puis sous-préfecture de Bou Saada (1914-1961)

Cote de référenceFR ANOM 9126/1-117
Référence Internetark:/61561/zc542jdk
Description matérielle6,5 mètres linéaires
OrigineCommune mixte puis sous-préfecture de Bou Saada (Algérie)
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29 chemin du Moulin de Testa, 13090 Aix-en-Provence
Langue des unités documentairesfrançais

Succédant au cercle de Bou Saada, la commune mixte est créée par arrêté du 15 novembre 1912, à effet au 1er janvier 1913. Vers 1907, un centre de colonisation avait déjà été créé, l'arrêté le place dans la commune mixte en compagnie de plusieurs douars et de plusieurs tribus.

Cette commune mixte est supprimée par arrêté du 4 décembre 1956.

L'arrondissement qui lui succède directement est créé par décret du 20 mai 1957. Il dépend désormais, et jusqu'en 1962, du préfet de Médéa.

L'oasis de Bou Saada, "cité du bonheur", ville de type saharien, se trouve dans le désert, à 250 km d'Alger. Elle fut occupée par les Français en 1849 et vécut longtemps sous la férule du capitaine, puis colonel Pein, premier commandant de ce cercle. Très tôt ce fut un lieu touristique avec de nombreux hôtels, dont l'un des meilleurs hôtels d'Afrique du Nord. Située à 578 mètres d'altitude au sud-ouest du Hodna, elle était constituée de 12.000 palmiers et d'une vieille ville arabe.

Peuplée de 14.000 habitants en 1952, l'élevage et le commerce du mouton était sa principale ressource, à laquelle s'ajoute en fin de période un développement de l'alfa. Le peintre orientaliste Etienne Dinet y arriva à l'âge de 21 ans, s'y fixa et s'y convertit à l'islam en 1913 ; en 1929, il y fut enterré dans une koubba conformément au rite musulman.

Le fonds concerne pour l'essentiel la période de la guerre d'Algérie, époque où Bou Saada était devenue une sous-préfecture. Les papiers de l'époque de Bou Saada en qualité de commune mixte sont moins nombreux.

L'aspect le plus original de ce fonds est son apport précieux sur la question des élites indigènes - question qui perdure avant et après la transformation de la commune mixte en sous-préfecture- , à travers les écoles coraniques, les zaouias et les trois grandes familles notables, à partir de 1921 et surtout de 1949, et jusqu'en 1959. Ces familles qui fournissaient des caïds - familles Kacimi, Tounsi et Nadir - exerçaient localement une grande influence à la fois politique et religieuse. Pour l'étude de ce milieu, il conviendra de combiner des éléments des chapitres Culte musulman, Police (pour les élites distinguées par les autorités en 1958) et Politique. Une visite du cadi de Tombouctou dans les années 1950 fut particulièrement surveillée par les autorités.

Le fonds documente aussi la guerre d'Algérie, non seulement dans son aspect événementiel, mais aussi sur l'état d'esprit, l'opinion des populations. Ces archives montrent que la guerre était fort active dans cette région, bien qu'elle semble un peu éloignée des grands centres. Elles renseignent également sur les assignés à résidence, avec la série des internements puis des libérations : Bou Saada abritait un CTT (camp de transit, puis centre de triage et de transit).

Il n'existe toutefois pratiquement aucun document après l'année 1960 : l'année 1961 n'est représentée, hormis une statistique sur les étrangers, qu'à la rubrique rapports d'activité (des services et des Renseignements généraux), et aucun papier n'est conservé pour l'année 1962.

Les rapports des services à l'administrateur puis au sous-préfet (1955-1961), ainsi que ceux des Renseignements généraux centrés sur l'état d'esprit (1958-1961) représentent un matériau riche pour l'historien.

L'activité administrative courante de toute commune mixte et de toute sous-préfecture d'Algérie apparaît aussi dans ces dossiers, avec notamment les maisons de tolérance, les réclamations des populations pour le ravitaillement pendant la seconde guerre mondiale, et des dossiers d'aghas, de caïds et de bachaghas de 1917 à 1956. En matière de surveillance des partis politiques indigènes enfin, les dossiers couvrent la période 1918-1958, notamment avec un événement, le camp de jeunesse organisé en 1954 par l'Union démocratique du manifeste algérien.

En application des articles L 213.1 et L 213.2 du Code du patrimoine, les documents décrits dans le présent instrument de recherche sont librement communicables, à l'exception des articles 12 (données médicales : dossiers d'aliénés nés entre 1917 et 1935), 41 et 87 (affaires soumises aux juridictions : 75 ans) .

Ministère de la Guerre et de l'Intérieur

  • Services ayant eu en charge l'Algérie (FR ANOM F80 1712)

Gouvernement général de l'Algérie

Préfecture d'Alger

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DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2016-06-27

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