Indochine. Cabinet (1909-1963)

Cote de référenceFR ANOM 1 HCI
Référence Internetark:/61561/zh963pnqiw
Description matérielle56 m. l.
OrigineHaut commissariat de France pour l'Indochine. Cabinet
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29, chemin du Moulin de Testas, 13090 AIX-EN-PROVENCE, FRANCE

Français, quoc ngu, khmer, japonais et anglais.

À l'issue du second conflit mondial, le général de Gaulle nomme le 16 août 1945 le vice-amiral Thierry d'Argenlieu, Haut commissaire de France pour l'Indochine et commandant des forces françaises de terre, de mer et de l'air en Extrême-Orient. Premier Haut commissaire, il reçoit pour mission "de rétablir la souveraineté française dans les territoires de l'Union indochinoise" (Décret du 17 août 1945 portant création et fixant les attributions du Haut-commissaire de France pour l'Indochine). Il prend ses fonctions le 10 septembre à Chandernagor et arrive à Saigon le 30 octobre.

Pour exercer son pouvoir de gouverneur général et de commandant des forces terrestres, navales et aériennes, l'amiral dispose : d'un cabinet civil dont le directeur est Louis Longeaux ; d'un cabinet militaire ; de conseillers politique, diplomatique, financier, juridique, économique, des affaires judiciaires, pour l'enseignement et les problèmes culturels, pour les travaux publics et la santé publique ; d'un état major particulier ; d'une section de défense nationale ; d'une section des armées.

Les Hauts commissaires puis, dès juillet 1953, les commissaires généraux qui succèderont à d'Argenlieu seront au nombre de huit : le 27 mars 1947, Émile Bollaert avec Pierre Messmer pour directeur de cabinet ; le 20 octobre 1948, Léon Pignon avec Marc Biros ; le 13 décembre 1950, Le général de Lattre de Tassigny avec Jean Aurillac ; en janvier 1952, Georges Gautier pour une période d'intérim ; le 18 avril 1952, Jean Letourneau (durant plus d'un an il cumule la fonction avec celle de ministre chargé des relations avec les États associés. Il devient un ministre-résident) avec Raymond Janot ; le 23 juillet 1953, Maurice Dejean ; le 4 juin 1954, le général Paul Ély avec Pierre Cerles ; de juin 1955 à juillet 1956, Henri Hoppenot, dernier commissaire général. Les généraux de Lattre de Tassigny et Ely auront également la compétence militaire du commandement du corps expéditionnaire.

Ce fonds, s'intitulant initialement « Ministère des États associés » a été rapatrié d'Indochine par les soins de l'ancien ministère des États associés et entreposé dans les sous-sols de l'ancienne Agence de la France d'outre-mer (20 rue de la Boétie à Paris) avant d'être transféré dans le dépôt de la section outre-mer vers 1966, puis à Aix-en-Provence en 1973. En 1978, deux cartons "États associés" feront suite au premier versement, qui en comptait 331. 911 articles étaient jusqu'alors répertoriés dans l'instrument de recherche initial, huit y ont été ajoutés suite à la découverte de plusieurs dossiers issus du fonds encore non classé des Eaux et forêts.

Les dates extrêmes du fonds vont de 1909 à 1963, mais il couvre essentiellement toute la période d'existence du Haut Commissariat de France en Indochine de sa création en 1945 jusqu'en 1954, date des accords de Genève, puis jusqu'en 1956, année de départ du corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient du Sud-Vietnam.

Si ce fonds est constitué en grande partie de documents émanant du cabinet du Haut Commissariat de France à Saïgon - il s'agit de correspondances et de notes du Haut commissaire (haussaire) avec le ministre des Affaires étrangères, des divers services de Saigon entre eux, des services de Saigon (haussaire) avec les commissaires généraux des États associés en Asie (Comigal) - on peut constater que certains documents proviennent du ministère des États associés.

Le fonds éclaire cette ultime tranche de la présence française de 1945 à 1956 et donc de la guerre d'Indochine au travers de correspondances, de rapports, de bulletins de renseignements, de conventions et de traités, montrant les liens étroits existant entre les problèmes militaires et les problèmes civils, politiques et économiques.

De rares éliminations ont été effectuées : seuls les documents conservés jusqu'alors en nombre en ont fait l'objet (à partir du troisième exemplaire).

Ce fonds ne bénéficiait pas encore d'un instrument de recherche définitif mais seulement d'un bordereau sommaire établi à l'occasion d'un premier classement entrepris en 1972 par Mlle Coquelin, attachée au CNRS, avant le transfert à Aix-en-Provence. Sa cotation initiale est ici conservée car les dossiers ont déjà été communiqués aux chercheurs sur cette base. Plusieurs cotes étaient signalées vacantes dans le bordereau initial : HCI 47/175, HCI 161/494, HCI 251/731.

Le plan adopté s'organise autour de sept parties :

  • Union française (1946-1954)
  • souveraineté française dans les territoires de l'Union indochinoise (1909-1963)
  • transferts de compétences aux États associés et réorganisation des services (1946-1954)
  • affaires politiques (1944-1956)
  • affaires économiques (1945-1954)
  • affaires militaires (1940-1955)
  • relations extérieures (1929-1955)

Certaines photographies ont été reclassées en iconothèque (1Fi994 à 1Fi1009).

En application de l'article L 213.1 du code du patrimoine, les documents décrits dans le présent instrument de recherche sont librement communicables.

Archives nationales d'outre-mer

Archives nationales - Pierrefitte

Service historique de la Défense

  • La complexité de l'étude institutionnelle - les attributions respectives du haut commissaire de France en Indochine et du général commandant le corps expéditionnaire évoluent jusqu'à s'enchevêtrer - impose que toute recherche mette également à contribution les fonds de l’Indochine conservés au Service historique de la Défense (Sous-série 10 H) :
    • Inventaire des archives de l'Indochine, Tome 1 (Sous-série 10H, 1867-1956) par Jean-Claude Devos, Jean Nicot et Philippe Schillinger, conservateurs
    • Inventaire des archives de l'Indochine, Tome 2 (Sous-série 10H, 1867-1956) par Jean-Claude Devos, Jean Nicot et Philippe Schillinger, conservateurs, en particulier cette deuxième partie relative à la période 1945-1956

  • Bodin (Michel) , Dictionnaire de la guerre d'Indochine, 1945-1954, 2004.
  • Dalloz (Jacques), Dictionnaire de la guerre d’Indochine, 1945-1954, 2006.
  • Dalloz (Jacques), La guerre d’Indochine, 1945-1954, 1987.
  • Ruscio (Alain), La guerre française d’Indochine, 1992.
  • Devillers (Philippe), Paris-Saigon-Hanoi : Les archives de la guerre, 1944-1947, 1988.
  • Argenlieu (Thierry Georges d’), Chronique d’Indochine, 1945-1947, 1985.
  • Bodinier (Gilbert), La guerre d’Indochine 1945-1954. Textes et documents. Vol. 1. Le retour de la France en Indochine, 1945-1946, 1987. Vol. 2. Indochine 1947. Règlement politique ou solution militaire ?, 1989.
  • Le Page (Jean-Marc), Les services secrets en Indochine, 2012.
  • David (François), « L’alliance franco-américaine et la guerre d’Indochine, laboratoire d’une rupture » dans Revue historique des Armées, 246, 2007, p. 77-87. Mis en ligne le 13 juin 2008 URL : http://rha.revues.org/2243
  • Cadeau (Ivan), « 1954-1956, le départ du corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient » dans Revue historique des armées, 258, 2010. p. 67-81. Mis en ligne le 16 mars 2010. URL : http://rha.revues.org/6925
DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2015-12-08

Archives
Répertoire établi par Mlle COQUELIN, révisé et complété par Anne-Laure VELLA, chargée d'études documentaires
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