Ministère des Colonies. École coloniale, puis École nationale de la France d'outre-mer (1876/1985)

Cote de référenceFR ANOM 121 COL 1-152
Référence Internetark:/61561/hj998cxb
Cote de référenceFR ANOM 122 COL 1-20
Référence Internetark:/61561/hj998cxb
Cote de référenceFR ANOM 123 COL 1-162
Référence Internetark:/61561/hj998cxb
Description matérielle 62,5 m.l.
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29, chemin du Moulin de Testas, 13090 AIX-EN-PROVENCE, FRANCE

L’École nationale de la France d’Outre-Mer tire son origine d’une institution fondée à Paris en 1885, la « Mission cambodgienne », destinée à la formation de jeunes gens provenant des colonies françaises. Les premiers élèves furent treize Cambodgiens confiés à un sous-chef du service télégraphique du Cambodge qui s’était distingué en Extrême-Orient, Auguste Pavie.

Dès 1887, l’institution était dotée d’une existence officielle et le 11 janvier 1888, un nouvel arrêté transformait le nom de la jeune école en « École coloniale », ouverte aux ressortissants de toutes les colonies françaises. À partir de 1889, cette école forma les administrateurs et les magistrats pour l’outre-mer.

Georges Hardy, directeur de 1926 à 1933, fit créer des classes préparatoires à l’école dans les lycées Louis-le-Grand, Henri IV et Chaptal à Paris. Il améliora le recrutement et la formation. L’enseignement devint gratuit, la durée des études était de 3 ans.

En 1934, l’école devint École nationale de la France d’Outre-Mer (ENFOM). Robert Delavignette, directeur de 1937 à 1946, poursuivit les réformes. Les cours furent plus généralistes : économie, droit, géographie, langues, ethnologie, médecine et hygiène tropicale, culture autochtone. Des enseignants renommés y donnaient des cours : Jacques Soustelle, Henri Maspéro, Charles-André Julien, Henri Brunschwig, Léopold Sédar Senghor.

L’ouverture de l’École nationale d’administration et les prémices de la décolonisation sonnèrent le glas de l’École nationale de la France d’Outre-Mer. Elle fut remplacée en 1959 par l’Institut des Hautes Études d’Outre-Mer chargé de former les cadres administratifs des pays de la communauté. En 1966, l’Institut international d’administration publique, chargé d’assister les pays ayant accédé à l’indépendance dans la formation de leurs propres administrateurs, lui succéda.

Les archives de l'École coloniale sont regroupées en trois fonds distincts :

  • les archives de l’École coloniale (dossiers de gestion de l’école, procès-verbaux du conseil d’administration, registres matricules, dossiers des élèves),
  • les papiers de Paul Dislère, conseiller d'État, directeur puis président du conseil de perfectionnement de l’École, également membre du Conseil supérieur des colonies et de nombreuses commissions de travail. Ses papiers, qui se présentent aujourd'hui en volumes reliés, sont constitués des archives émanées de son activité propre ainsi que des documents recueillis dans les fonctions qu’il assuma,
  • les mémoires des élèves de l’École coloniale, de 1930 à 1960.

La bibliothèque de l’École coloniale est conservée aux Archives nationales d’outre-mer.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2016-09-30

Archives
Répertoire établi par Antoine FORTUNATO, archiviste, révisé et complété par André BROCHIER, conservateur en chef
Recherche avancée
 ou entre   et