Autres préfectures d'Algérie. Préfecture de Grande-Kabylie (1954/1962)

Cote de référenceFR ANOM 9150/1 à 327
Référence Internetark:/61561/qp157ey5h
Description matérielle46 mètres linéaires
OriginePréfecture de Grande-Kabylie (Algérie)
Organisme responsable de l’accès intellectuel Archives nationales d'outre-mer
29 chemin du Moulin de Testa, 13090 Aix-en-Provence
Langue des unités documentairesfrançais

La préfecture a été créée par le décret du 28 juin 1956 qui portait à 12 le nombre de départements des territoires du nord de l'Algérie. C'est donc une sous-préfecture qui était promue au rang de préfecture.

Le premier préfet, Robert Vignon, prit ses fonctions le 16 août 1956 selon le registre des procès-verbaux d'installation qu'il signa lui-même (carton coté 9150/177), mais le 12 septembre, selon un courrier adressé par lui, inclus dans le carton coté 9150/254. Il donna délégation de signature à son secrétaire général Lucien Vochel (nommé par décret du 28 septembre) par un arrêté du 29 septembre.

Par suite du décret du 26 juin 1958, le général Jacques Faure a exercé les pouvoirs civils dans ce département, de juin 1958 à février 1960. Ensuite, le préfet reprit ses prérogatives. Du 1er mai 1960 à 1962, le préfet fut Pierre Doueil, nommé en mai 1962 conseiller technique au cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre.

La préfecture disparut en 1962 en même temps que l'ensemble de l'administration française en Algérie.

Trois séries sont d'un intérêt tout particulier : les arrêtés du préfet de 1955 à octobre 1961, les rapports mensuels adressés au préfet et ceux rédigés à son tour par le préfet de 1957 à décembre 1961, et les chronos du courrier départ d'août 1956 à novembre 1961.

Ces trois séries de documents permettent d'appréhender toute la vie quotidienne de la préfecture et toute l'action personnelle du préfet, à l'exception des derniers mois de présence française.

Le fonds est par ailleurs intéressant pour le contrôle de la presse et de la radio, les élections législatives et le referendum de 1958, les grèves de 1956 à 1958, la réforme communale décidée en 1956, et le culte musulman. En revanche, on y trouve peu de chose sur l'économie, la santé, les affaires sociales, la vie politique, les activistes.

La police et la gendarmerie font l'objet d'une rubrique importante, qui comprend de nombreux rapports sur les faits ou sur l'opinion. En particulier, les rapports des Renseignements généraux et ceux de la gendarmerie sont nombreux ; ceux quotidiens des commissariats sont moins abondants.

Enfin, la guerre d'Algérie, dont l'impact se mesure dans la totalité du fonds sans exception, est documentée plus précisément par toute une rubrique du présent instrument de recherche.

Les bilans de la pacification, le processus de décision via l'état-major mixte ou les échanges avec les généraux, les opérations pilote, l'action psychologique se laissent appréhender dans ces cartons. Intéressantes également, les assignations à résidence, et l'accumulation par la préfecture des renseignements, reçus de toutes sources, et notamment de l'armée, sur les faits quotidiens, qui donnent à voir l'action de la rébellion, l'action du Front de libération nationale (FLN), un peu également l'action du Parti communiste algérien et du Mouvement national algérien.

De plus, les dossiers relatifs aux Sections administratives spécialisées (SAS) montrent le rôle important de cette institution en pays kabyle. Plusieurs cartons concernent les relations des SAS avec le préfet. Les rapports mensuels de chaque SAS (1956-1961) s'ajoutent aux procès-verbaux de réunion des chefs de SAS, aux notes qu'ils ont rédigées sur la situation locale.

Il ne faut pas oublier que la rubrique Police et gendarmerie est à consulter en parallèle de la rubrique Guerre d'Algérie, car ces deux institutions étant confrontées à tous les faits quotidiens (liés ou non à la guerre), leurs archives renseignent aussi sur la guerre.

Le fonds ne comprend que ce qui avait pu être versé aux Archives départementales de Grande-Kabylie avant 1962, et ne dépasse donc pas octobre à décembre 1961 selon les dossiers.

L'année 1962 est absente (hormis une exception pour les bordereaux de secours financier aux mères de famille).

Au lieu de débuter en août 1956, de rares dossiers commencent avant, à l'époque de la sous-préfecture, car il a été décidé de ne pas scinder les dossiers trouvés.

Ces archives, qui n'avaient jamais fait l'objet d'un inventaire entre 1961 et 2012, ont été classées en 2012-2013.

Certains cartons concernent des affaires soumises aux juridictions, et relèvent du délai de 75 ans.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2013-04-03

Archives
Répertoire établi par Isabelle CHIAVASSA, conservateur en chef
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