SECTIONS ADMINISTRATIVES SPÉCIALISÉES EN ALGÉRIE (1953/1962)

Cote de référenceFR ANOM ALG SAS
Référence Internetark:/61561/wz818hbaas
Description matérielle 202 m.l.

L'extension rapide de l'insurrection déclenchée en novembre 1954 révélant l'état de sous-administration de l'Algérie, notamment dans les campagnes, amena le gouverneur général Jacques Soustelle à recourir à des officiers spécialisés dans les affaires algériennes. Leur mission générale était « la reprise en main de la population » qui se trouvait en rupture de contact, afin de porter remède à « la carence presque généralisée du renseignement, tant politique qu'opérationnel » (directives du 4 octobre 1955). Ces officiers, responsables de Sections administratives spécialisées, se voyaient confier des attributions identiques à celles des administrateurs civils, cependant qu'une hiérarchie était mise en place auprès des préfets et sous-préfets, avec des officiers supérieurs constituant des Echelons de liaison de département ou d'arrondissement. Les sections disposaient de personnel et d'une troupe de protection et de surveillance, le maghzen, composée de moghaznis recrutés sous contrat.

À la suite de la création des nouvelles communes et des élections municipales de 1959, les chefs de SAS furent notamment chargés de faciliter aux maires (exercice de leurs attributions, et de veiller à la mise en œuvre du plan de développement économique et social des communes.

À partir de 1961 le dispositif des SAS fut allégé. En 1962, le décret du 17 février porta création de services civils au nombre plus réduit, les Centres d'aide administrative (CAA), mais seuls certains de ces centres purent être constitués.

Une directive du Haut Commissaire de la République en date du 19 mai 1962 prescrivit aux préfets de prendre les mesures nécessaires pour que Sections administratives spécialisées, Sections administratives urbaines, Centres d'aide administrative, Centres urbains d'aide administrative aient effectivement cessé de fonctionner au plus tard au 30 juin 1962. Après l'indépendance de l'Algérie demeurèrent un moment en place de simples organes de liquidation des Affaires algériennes.

Libre accès aux originaux (selon leur état de conservation). La consultation d'une partie des dossiers de personnel est soumise à dérogation. Le délai qui s'applique à ces dossiers est celui de 75 ans, défini par le code du patrimoine pour les documents couverts ou ayant été couvert par le secret de défense nationale, dont la communication est de nature à porter atteinte à la sécurité de personnes nommément désignées ou aisément identifiables.

DERNIÈRE MISE À JOUR LE 2017-04-18
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